Actualités du secteur · 2017-02-13 · The Poultry Site
Issu des archives de Maridav. Cet article présente les informations disponibles à sa date de publication initiale.
Ce premier article d’une série de Petersime décrit les bases d’une bonne évaluation de la qualité des poussins. Comment être certain qu’un problème est lié à l’incubation ? La qualité des poussins prend une importance croissante : un couvoir doit produire des poussins de qualité pour répondre aux attentes de l’éleveur.
« La qualité des poussins prend une importance croissante. Un couvoir doit produire des poussins de qualité pour répondre aux attentes de l’éleveur. Les articles suivants examineront différents problèmes de qualité et les adaptations correspondantes des programmes ou des procédés d’incubation. Les problèmes décrits et leurs solutions possibles reposent sur de nombreuses années d’expérience du département de développement des couvoirs de Petersime », explique Roger Banwell, responsable de ce département chez Petersime NV.
Éliminer les facteurs externes
Les problèmes de qualité peuvent survenir à des moments aléatoires ou avec une intensité variable, ce qui rend les facteurs critiques difficiles à identifier. La première tâche consiste donc à éliminer les facteurs externes. Avant de modifier les programmes d’incubation, vérifier les liens éventuels entre le problème ou son intensité et :
• Le type et l’âge du troupeau
• La durée de stockage
• La ferme et le bâtiment
• Le jour de mise en incubation, de transfert et d’éclosion
• Le transport : jour, heure, camion, etc.
• Un incubateur ou un éclosoir particulier
• Un problème technique de chauffage, ventilation ou climatisation
• Des conditions ambiantes extrêmes
• Toute modification récente des pratiques au couvoir ou en amont, notamment des produits de nettoyage, fumigants ou matériels de vaccination.
Cette liste n’est pas exhaustive. Dans un cas réel, un chef d’équipe transférait souvent les œufs dans des paniers d’éclosion humides à l’insu du responsable. Une visite inopinée a permis d’identifier le problème. Sans cela, des changements de programme auraient pu déclencher une succession confuse et compliquée d’événements.
Éliminer les autres facteurs importants
Il faut aussi vérifier :
• Le lien avec le schéma de chargement
• Le chargement partiel éventuel de la machine
• Le respect des programmes par l’incubateur et l’éclosoir
• Le bon moment de l’éclosion
• La présence du problème dans toute la machine ou dans une zone particulière
• Le fonctionnement et la propreté des équipements automatiques de transfert et de vaccination in ovo
• Les changements de pratiques ou d’alimentation, ou les épisodes sanitaires récents dans l’élevage reproducteur.
Examiner l’incubation
On ne peut commencer à examiner l’incubation qu’après avoir vérifié la qualité des œufs à couver, le bon état technique et les conditions de fonctionnement des équipements — ventilation, climatisation, alimentation en eau de refroidissement, etc. —, la constance des pratiques et l’absence de contamination du couvoir et du matériel.
Il faut ensuite conserver une démarche logique et une vue d’ensemble. Lorsqu’un problème semble lié à une phase précise, on tend à modifier le programme de cette phase. Par exemple, un problème à l’éclosion incite à modifier le programme de l’éclosoir. Ce n’est pourtant pas toujours la bonne démarche. Si l’éclosion est précoce et que la mortalité embryonnaire précoce augmente — anneau sanguin, œil noir, etc. —, les conditions initiales de l’incubateur sont probablement en cause.
La patience et le bon sens sont essentiels. Modifier plusieurs paramètres simultanément empêche de distinguer l’effet de chacun. Tirer des conclusions d’un seul essai sans exclure l’échec dû à un autre facteur peut également induire en erreur. Répéter le même essai aide à valider les résultats. Certains clients ont conservé des modifications qui n’avaient pas résolu le problème, au lieu de revenir au programme initial. Un seul problème peut ainsi devenir une multitude d’erreurs.
Département de développement des couvoirs de Petersime
Petersime NV dispose d’une équipe d’assistance de terrain pouvant fournir des conseils et un accompagnement. Son département de développement des couvoirs peut aider à optimiser les performances. Il est fortement recommandé à tous les clients de profiter de ces connaissances et de cette expertise.
Résumé
La qualité des poussins est essentielle. Adapter les programmes peut l’améliorer, mais tous les défauts ne sont pas liés à l’incubation. Il faut éliminer les autres facteurs et conserver une démarche logique. Le département de développement des couvoirs de Petersime peut apporter son soutien si nécessaire.
Source: The Poultry Site · Source originale